"Marche droit devant toi, que personne ne surpasse jamais ton rayonnement, puisses-tu être le soleil dans la vie de chacun !"

"Marche droit devant toi, que personne ne surpasse jamais ton rayonnement, puisses-tu être le soleil dans la vie de chacun !"
Bonjour.
Voici ma nouvelle fanfiction "Aire d'autoroute".
Si vous n'avez pas lu mon autre fanfiction, je vous invite à cliquer sur ce lien : Eh Tom....

Cet fanfiction est surtout basée sur l'humour, saupoudré légèrement de fantastique et d'un peu d'amour. Histoire de pimenter tout cela...
Mais elle parle également d'un sujet qui me touche beaucoup, je vous en parlerai peut-être.

La fanfiction a été corrigée du chapitre 1 au chapitre 8 par Milka et sera et sera désormais corrigée par Midian..

Résumé : Un matin, vous vous réveillez et le groupe dont vous êtes fan disparait... C'est ce qui est arrivé à Jasmina, pour elle, Tokio Hotel n'existe plus... Pourquoi ? Et si cela était dû... A un changement de monde ?


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Pix : Une photo XXL mais je l'aime bien....



Autant prévenir, je n'aime pas cette fanfiction.
Mais je prends du plaisir à l'écrire,
Et ça serait bête de garder ma plus longue
fiction à ce jour, dans un fichier Word, non ?
Et puis, vous avez l'air de l'apprécier alors...

# Posté le vendredi 20 février 2009 04:27

Modifié le lundi 13 juillet 2009 08:28

Pour être prévenue :

Pour être prévenue, laissez un commentaire au dernier chapitre publié.

# Posté le mardi 24 février 2009 04:50

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 02:50

Chapitre 1 :

Chapitre 1 :
Chapitre 1 :



Un vent froid parcourut soudain ma peau nue et autrefois chaude, alors que je sentis ma couette atterrir de l'autre côté de la pièce. Ma mère me regarda d'un air furieux, bien décidée à m'extraire du lit. Mais je refusai obstinément de bouger, recroquevillée tel un chat, la tête enfoncée dans mon épais oreiller qui sentait encore la lessive. Ma mère m'attrapa les chevilles et me tira vers elle, laissant mes fesses pendre dans le vide alors que le reste de mon corps reposait mollement sur le matelas. En cet instant, je la haïssais.

- DEBOUT !
- Non, pleurnichai-je. Laisse-moi dormir.
- Il est quatorze heure, tu ne vas pas passer ta vie au lit, je rêve. Je t'ai entendu parler au téléphone jusqu'à pas d'heure !
- Mais non, j'ai pas parlé beaucoup, j'ai raccroché il n'était que deux heures du matin.
- QUE ?
- Oh oui c'est pas grave. Julia et moi, on planifiait notre voyage en France pour le Parc des Princes.
- Pff toi et tes porcs-épics !
- Tokio Hotel, maman, et le porc-épic il n'y en a qu'un !

Ma mère grogna et je l'entendis descendre les escaliers en grommelant des trucs sur « ce stupide groupe de rock qui a fait tourner la tête de ma fille ». Je sortis du lit à pas furieux, récupérai ma couette, enroulai mon corps nu dedans et m'asseyais sur mon lit, regardant d'un air attendri mon poster de mon groupe préféré, Tokio Hotel. Tokio Hotel, pour moi, c'était plus que du fanatisme, c'était de l'amour. Ils avaient représenté, ces trois dernières années, plus d'amour, de rires et de pleurs que toute ma vie. Du haut de mes vingt ans, je pensais sans cesse à eux, m'inquiétais tout le temps pour eux, parlais tout le temps d'eux... C'était une obsession, un besoin vital, une bouffée d'oxygène dans un quotidien trop pâle.
Je ne faisais pas partie de ces filles -et mecs- qui devaient leur survie à eux, j'avais eu une vie normale, sans problèmes, une vie plate et fade. Tokio Hotel avait été comme le Tabasco servant à relever un plat sans goût.

Armé d'un CAP plomberie -oui très féminin- je m'étais engagée dans la longue et tumultueuse recherche de boulot. Pour aboutir à... rien. Fin si, je réparais la plomberie des voisins de temps en temps. Bref, pas glorieux. Quand je disais à des personnes qui ne me connaissaient pas, que j'étais plombier, j'avais souvent le droit à des hurlements de rire. Il est vrai que je n'en avais pas le physique.

J'étais une femme de vingt ans, vivant toujours chez ses parents, toute petite et fine comme une allumette, sans aucune force ni résistance, avec une petite voix et des manières de bébé. J'avais aussi de longs cheveux bruns qui m'arrivaient aux fesses avec une lourde frange me tombant sur les yeux. Je haïssais mes cheveux. Ils étaient secs, ils étaient moches, ils n'étaient pas parfaitement lisses et brillants mais ondulaient d'une manière affreuse autour du visage avant de finir droit comme des baguettes et de s'entortiller sur les pointes. J'étais également trop petite -un ridicule mètre cinquante cinq- mon nez était tout retroussé, j'avais les lèvres trop fine et le teint trop pâle. Bref, j'étais affreuse !

- Jasmin lève toi !

Et dotée d'un prénom affreux !
Je rêve, qu'est-ce qu'ils avaient fumé mes parents il y a vingt ans pour me chier un prénom pareil ? Jasmin ! C'est moche, brut, agressif.... Donc, pour tout le monde, c'est Jasmina.

- J'arrive maman.

Je sortis du lit, jetant un dernier regard au poster où Bill trônait fièrement au milieu, sa hanche se barrant légèrement sur le côté. Après une rapide douche, je m'enroulai dans une serviette immense, mes longs cheveux gouttant sur le sol. Je maquillai rapidement mes yeux d'un trait noir qui mettait en avant les reflets argentés de mes yeux gris, une petite touche de rouge à lèvre rose pâle et je m'habillai d'une robe qui m'arrivait à mi-cuisse. Pour une fois qu'il faisait chaud et beau...

Quand je descendis, ma mère me regarda d'un air exaspéré, le regard qui signifiait clairement qu'elle me trouvait longue. Je pris un paquet de gâteau au chocolat, me laissai tomber dans le canapé et allumai la télé sur une chaîne pour enfants qui passait des dessins animés ridicules. Ma mère, assise dans un coin, faisait du tricot -un truc qui la passionnait, ce que je n'avais jamais compris- son MP3 sur les oreilles.

On passa l'après-midi à nous occuper chacune dans notre coin, mais profitant de la présence de l'autre. Débile, certes, mais on aimait être comme ça. On n'était pas de très grandes bavardes -si si je vous jures. Le soir, quand mon père fut enfin rentré de son boulot de plombier, ma mère fit apparaître une salade composée qui l'enchanta à elle seule. Mon père était plus friand de gros morceaux de b½uf accompagnés de frites et moi, même si j'aimais bien les légumes, j'étais plutôt du genre, pizzas, hamburgers et gâteaux.

A la fin du repas, ma mère me fit mon biberon de chocolat et elle me le tendit avec un regard blasé. Elle ne rêvait que d'une chose, me voir grandir, alors que mon père adorait me voir boire mon biberon. Comme tout père, il refusait de voir sa fille grandir et avait toujours été heureux et triste de ne voir jamais de garçon à la maison. Et oui, malgré mes vingt ans bien entamés, je n'étais jamais sortie avec un garçon et j'étais désespérément vierge. Oui je sais, pathétique. Mais j'avais toujours eu un « blocage », les garçons me faisaient un peu peur et je ne ressentais pas le besoin de sortir avec quelqu'un. J'étais très bien toute seule et je me suffisais amplement.


Petit chapitre de mise en place...
L'histoire va commencez doucement mais dans quelques chapitres,
tout va se lancer !

# Posté le lundi 02 mars 2009 14:42

Modifié le lundi 02 mars 2009 15:44

Chapitre 2 :

Chapitre 2 :
(Voila donc Gustav et mon biberon...
Je suis dans un annuaire dont le lien est présent sur le premier article, vous pouvez me notez sur 20.)
(En parlant de cela, je serais pas contre quelques demandes d'amitiés =D)


Chapitre 2 :


- Jasmin ! Tu bouges ton cul tout de suite ou je viens te chercher par la peau du cul, s'écria ma mère du bas des escaliers.
- T'as fait une répétition.

J'entendis ma mère grogner de rage en bas et je décidai, pour ma survie, de me taire. Je repoussai ma couette, regardai mollement mon réveil qui m'indiquait dix heures et maudis pour la énième fois ma mère. Je hais les lèves tôt.
Je me dirigeai d'un pas mou vers mon armoire, attrapai la première robe qui me tombait sous la main et me dirigeai vers la salle de bain. Mais à mi-chemin, je me rendis compte que quelque chose clochait. Ou était passés mes précédents billets de concert scotchés sur la porte de ma salle de bain ? Je me retournai et constatai avec un effroi grandissant que les deux seuls posters du groupe que j'avais avaient été enlevés. Pire, les albums qui trônaient fièrement sur mon bureau avaient disparu. Pourtant, j'étais sûre de ne pas les avoirs bougés. Ils restaient toujours sur mon bureau, coincés entre un pot à crayons et une pile de livres débiles.

- MAMAN JE VAIS TE TUUUUER !! Hurlais-je en descendant les escaliers à toute vitesse.

Je trébuchai sur deux trois marches avant la fin et terminai l'escalier en roulé boulé devant ma mère stupéfaite. Elle s'était figée, un verre et un torchon à la main alors que dans ma position ridicule, je la poignardais des yeux. Une rage sans fin palpitait dans mes veines, j'étais sur qu'une aura de colère se dégageait de moi.

- OÙ SONT MES POSTERS ? MES ALBUMS ? MES BILLETS DE CONCERTS ?
- Mais... de quoi tu parles ?
- Je te parle de ce que tu as enlevé de ma chambre !
- Mais je n'ai rien touché moi dans ta chambre.
- Oui c'est ça prends-moi pour une conne !
- Ne me parle pas sur ce ton ! S'emporta-t-elle.

Je la poignardais des yeux. J'étais tout autant plus furieuse contre elle qu'elle me hurlait dessus alors qu'elle était la seule et entière coupable. Tout un plan s'échafaudait dans mon esprit, je l'imaginais entrer dans ma chambre d'un air sournois, arrachant de mes pauvres murs blancs les posters de mon groupe préféré, prenant mes albums et les cachant sous son matelas.

- Où sont mes posters de Tokio Hotel ?
- Tokio qui ?
- To-kio Ho-tel.
- C'est quoi ce truc ? Ah... encore un groupe asiatique.
- Asiatique ? Mais non ils sont allemands.
- Allemand ? Jamais entendu parler.

Je clignai des yeux. Ma mère n'avait jamais été bonne comédienne, un défaut qu'elle avait beaucoup de mal à gérer. Impossible pour elle de mentir, elle était automatiquement démasquée. Or la, elle dégageait une sincérité flagrante, et semblait tout à fait étonnée qu'un groupe allemand au nom de Tokio Hotel me mettent dans une telle rage.
Or, les Tokio Hotel ne pouvaient tout de même pas disparaître d'un seul coup ainsi. Je devais sûrement faire un mauvais rêve. Un cauchemar dont j'allais bientôt dégager aussi rapidement que ma mère de son lit un dimanche matin.
Je me relevai donc, montai lentement les escaliers et me précipitai dans ma chambre. Je fonçai aussi sec sur mon bureau, ouvris le troisième tiroir en partant du bas, à gauche. A part des feuilles je n'y trouvais rien. Pas de billets de concert, pas de billets de train et encore moins de réservation d'hôtel. Je me collai deux trois gifles, tournai en rond dans ma chambre avant de saisir mon portable. Le numéro de Julia avait disparu, normal je l'avais rencontrée grâce à eux.
Il était pourtant clair, je ne savais pas par quel moyen, mais le groupe Tokio Hotel était totalement inexistant de ce monde. Je ne rêvais pas, je ne dormais pas debout et j'étais encore moins en train de faire une crise de folie. Tokio Hotel n'avait jamais existé. Ils n'avaient pas sorti de premier single « Durch den monsun », n'avaient pas explosé les box-offices du monde entier, ils n'étaient plus le groupe allemand le plus connu au monde, ils n'avaient pas relancé l'allemand dans les écoles étrangères... Rien.

J'eus envie de hurler.




(Une dédic à Zazie et son Zest Of avec qui j'ai retrouver l'inspi...)

# Posté le mercredi 04 mars 2009 15:15

Modifié le lundi 09 mars 2009 11:59

Chapitre 3 :

Chapitre 3 :
Chapitre 3 :

- Mademoiselle ? Le parc va fermer. Vous devriez rentrer chez vous rapidement, vous allez attraper froid.

Je levai les yeux vers le gardien du parc, qui tenait au dessus de sa tête, un immense parapluie noir. Le ciel était chargé de lourds nuages qui laissaient s'écouler des trombes d'eau sur le paysage qui m'entourait. Orage d'été. J'acquiesçai en remerciant l'homme qui me regardait d'un air inquiet et rentrai chez moi en traînant des pieds. Ma robe collait d'une façon indécente sur mon corps, mais je m'en foutais en ce moment même. De toute façon, la pluie tombait si férocement que je voyais à peine à plus d'un mètre de moi.
En une nuit, mon monde s'était écroulé. Ma meilleure amie ne me connaissait pas, mon groupe préféré n'existait plus, tous mes voyages accompagnés de Julia avait disparu...
Cela ressemblait à une immense blague et je me demandais comment je pouvais y croire si facilement. Mais mon instinct, cette petite voix au fond de moi -si, celle qui donne ce foutu sentiment de culpabilité !- me disait que je pouvais me taper aussi souvent que je le voulais -et que je le pouvais- la tête contre un mur que ça ne changerait en rien ma situation.

J'ouvris lentement la porte et grimpai dans ma chambre en hurlant que je n'avais pas faim et que je ne voulais pas manger. Je me débarrassai de mes talons trempés et déformés, de ma robe qui tomba sur le sol en un bruit humide et en rien charmant. Ouvrant les robinets de la baignoire, je me mis à chantonner « Rette mich ». Malgré le froid et le fait que je claquais des dents, je réfléchissais à toute vitesse.
Que s'était-il passé pour que les Tokio Hotel disparaissent... d'un coup ?
Et surtout, pourquoi étais-je apparemment la seule à me rappeler d'eux ?
Tout semblait irréel pour moi, l'eau chaude et mousseuse dilatait autant ma cervelle que ma peau et j'imaginais une bande d'anti fou furieux, encagoulés et rigolant comme les sorcières des films niais qu'on passait à Halloween, plantant des aiguilles dans quatre poupées customisées Tokio Hotel.... Couinant d'horreur en m'imaginant les garçons se tortiller de douleur sur scène, je laissai couler ma tête sous l'eau.


Une semaine s'était écoulée et je n'arrivais pas à me faire à l'idée qu'ils n'étaient plus là. Même sur Internet, mes résultats de recherche n'aboutissaient qu'à des hôtels de luxe dans la région de Tokyo.

- Vous vous intéressez au paranormal ? demanda une voix grave.

Je me retournai vers la voix, c'était un homme d'une cinquantaine d'années avec des lunettes à la monture dorée sur le bout du nez. Je me baissai vers le livre épais que je tenais sur les mondes parallèles.

- Oui enfin, surtout aux mondes parallèles, vous croyez en leurs existences ?
- Je ne sais pas trop. Mais ce livre est fort intéressant sur le sujet. D'après eux, il existerait des mondes parallèles au nôtre, tout à fait identiques mais différents pour chacun.
- C'est-à-dire ?
- Si cette personne allait dans un autre monde, elle vivrait une vie tout à fait normale, mais une chose très importante à ses yeux aura disparu.
- Oh...

Je reposai l'ouvrage doucement, presque inquiète tant cela paraissait être ce que je vivais. Je finis néanmoins par le reprendre et allai l'acheter. Le livre était lourd, mais se lisait rapidement. Dans les 785 pages du livre, l'auteur décrivait ses « autres mondes » mais ne donnait pas de réponses claires et précises sur le pourquoi du comment on y arrivait.
Dans le livre, il prenait un exemple banal, d'un homme marié et ayant deux enfants. Dans son autre monde, il n'aurait par exemple, pas de femme, donc pas d'enfants. Et alors, on se rendait compte de toute la répercutions que cela avait.

Moi c'était pareil. Tokio Hotel ayant disparu, j'avais perdu ma meilleure amie, je n'avais plus ma passion Tabasco, plus de voyage aux quatre coins de l'Allemagne pour les voir, plus d'artistes allemands qui s'exportent, tout était tellement différent...
Décidée à prendre ma situation en main -et rassurée que des personnes ne me prennent pas pour une folle- je fis une rapide recherche sur Internet afin de trouver un moyen de contacter l'auteur de ce bouquin. Je tombai sur son site Internet -très glauque d'ailleurs bref passons- et cliquai sur le « Me contacter » qui m'attendait dans un onglet violet pétant.
Je rédigeai un bref message expliquant ma situation, l'envoyai et attendai en fixant l'écran. Quand la nuit tomba, l'alerte message m'indiqua un e-mail. La réponse était courte et brève.

« Pourquoi ne pas faire redevenir votre nouveau monde comme l'ancien ? »

Le faire redevenir comme avant ? C'est-à-dire que Tokio Hotel remonte sur scène ? Mais comment... ?

Je cogitai toute la nuit, allongée sous mon drap léger, la tête dans l'oreiller et l'esprit embrumé par le sommeil. Finalement, ce fut vers les coups de 4 heures du matin que mon plan devint clair dans mon esprit. Ni une, ni deux, je choppai une valise sous mon lit, vidai mon armoire dedans, en repris une deuxième et y vidai la deuxième moitié. J'attrapai les clés de ma voiture, mon plan de l'Allemagne -même si j'avais un GPS mieux vaut prévenir que guérir- pris mon sac et descendis lentement les escaliers.
J'ouvris la portière de la voiture, jetai mon sac sur le siège passager et mis mes valises dans mon coffre. Je n'avais même pas pensé à laisser une lettre à ma mère. Pas grave.



A partir de ce chapitre, l'histoire va s'enclancher...

# Posté le lundi 16 mars 2009 05:21

Modifié le lundi 13 juillet 2009 08:57